Histoire de l'origami
 
L'origami (折り紙?de oru, « plier », et kami, « papier », changé en gami à cause du rendaku) est l'art du pliage du papier.
Le mot vient du japonais — qui l'aurait lui-même emprunté au chinois (折紙/折纸, pinyin zhézhǐ « plier du papier » —, la tradition japonaise de cet art ayant fortement influencé son histoire en Occident.






Histoire

Cet art est un des plus anciens arts populaires, au vie siècle, en Chine. Il y est appelé zhézhǐ (折紙/折纸), et daterait de la dynastie des Han de l'Ouest (−202 – 9).

Il aurait été apporté au Japon par des moines bouddhistes via Koguryŏ (pays recouvrant les actuelles Corées). 

Il fait partie des arts du papier (纸艺), qui comprennent également le jiǎnzhǐ (剪纸, « papier découpé »), qui regroupe les techniques de pliage de papier et de papier découpé, mais où le découpage prédomine sur le pliage. 

Il se serait rapidement développé vers 1200 au sein des rituels bouddhistes, où il aurait eu rapidement un grand succès. C'est ensuite dans l'art du bushi que se seraient développées la découpe et la création de fleurs en origami (紙花/纸花) utilisées comme marques d'amitié.

Le plus ancien usage religieux de l'origami connu à ce jour est le katashiro, représentation d'une divinité, utilisé pendant les cérémonies shinto du temple de Ise.

Dès le début des années 1800Friedrich Fröbel, qui conçut le modèle des premiers jardins d'enfants, considérait que l'assemblage, le tressage, le pliage et le découpage du papier étaient des aides pédagogiques au développement des enfants.

Vers 1890 est publié Le Livre des amusettes, où le terme « amusette de papier » désigne des origamis.

Joseph Albers, père de la théorie moderne des couleurs et de l'art minimaliste, a enseigné l'origami et le pliage du papier dans les années 1920 et 1930. Sa méthode consistait à utiliser des feuilles de papier rondes pliées selon des spirales ou des courbes ; elle influença les artistes modernes d'origami, comme Kunihiko Kasahara.

Le travail du Japonais Akira Yoshizawa, créateur prolifique de modèles d'origami et auteur de livres sur l'origami, a inspiré la renaissance contemporaine. L'origami moderne attire des amateurs du monde entier, avec des conceptions toujours plus complexes et de nouvelles techniques : le « pliage humide », ou wet folding, qui permet au produit fini de mieux conserver sa forme, ou encore les constructions d'origami modulaire (ou kusudama), dans lesquelles plusieurs pièces sont assemblées pour former un tout décoratif.

En 1978, en France, apparaît le Mouvement français des plieurs de papier (MFPP), créé par Jean-Claude Correia. Parmi les artistes français, Didier Boursin poursuit son travail éducatif, mélangeant la poésie de l'origami et l'apprentissage des mathématiques, par exemple. À noter, ses travaux sur les avions en papier (voir Aerogami) et les pliages de serviettes.

L'origami peut prendre des proportions démesurées : le 7 décembre 2010, une girafe de 4,38 m de haut fut créée au centre national d'Amsterdam par un groupe de 30 étudiants.

 
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